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J'aime les films pornographiques (ça c'est de l'intro d'article, ne me remerciez pas). Ou plutôt, j'aime ce qu'ils pourraient être. 

 
Le film porno, ça se regarde seulE ou à deux, c'est une fenêtre ouverte à nos fantasmes, une aide à la masturbation, voir un support pour les parties de jambes en l'air. 
On pourrait parler d'utilité publique si le porno n'était pas aussi sexiste.
 
Les films pornographiques majoritaires.
Ils mettent en scène un ou plusieurs homme(s) dit(s) viril(s) et une femme soumise.
Si les jeux de domination/soumission ne sont pas critiquables lorsqu'ils sont consentis par les deux partenaires, les présenter comme la norme est, à mon sens, dangereux.  
Il existe bien des femmes qui n'ont pas de problèmes avec les "gorges profondes", sodomies et autre éjaculation faciales, il faudrait avoir une vision étriquée pour prétendre le contraire. Néanmoins, les présenter comme majoritaire est tout bonnement mensonger.
Nous allons parler de George. George à 22 ans, il a eu quelques partenaires sexuelles, qui lui ont reproché ses performances. Entre deux partenaires, il se connecte sur Youporn. Les vidéos à la une sont :
 
"Serena, salope slave, accroc à la double pénétration".
"Lova ramasse et aime ça (litres de spermes garantis!)"
"Two teenagers, one big Dick".
 
Georges sélectionne cette dernière, les plans à trois émoustillent sont imaginaire depuis longtemps.
Ce qu'il imagine comme sensuel, s'imprime différemment dans sa rétine. Ce cher Dick, armé de sa big dick, empale violemment les deux adolescentes qui en redemandent. 
 
Au fil de ses visites nocturnes, il découvrira d'autres femmes, soumises, violentées, qui peu à peu deviendront l'objet de ses fantasmes. 
 
Oui mais le porno pour femmes...!
Le porno pour femmes n'est pas la norme. Vous remarquerez que le porno "pour hommes" n'est pas défini comme cela. On l'appelle porno, tout simplement, donc classique. Dès lors, de par sa dénomination, le porno pour femmes se classe en sous catégorie. Rien que cela est problématique.
 
Reprenons notre cher Georges, victime d'une éducation sexiste. Il s'est construit sur des concepts tels que "l'homme viril" ou encore "T'es pas une fille!".
 
Sa précédente relation s'est mal terminée. En effet, sa dernière partenaire n'a que moyennement apprécié ses coups de langues trop rares, trop pressés, presque violents. Elle aurait aimé plus de sensualité.
 
Plein de bonne volonté, il décide de poursuivre ses explorations virtuelles. Dans son moteur de recherche, il indiquera "Cuni sensuel".  Toutes les vidéos qu'il visionnera seront reprises sous le "tag" porno pour femmes. 
 
Mais vous savez, Georges n'a pas été élevé comme cela. Il n'est pas une femme, il passera donc son chemin, certain que c'est la frigidité de sa partenaire, et non son manque d'habileté, qui est à l'origine de l'échec de sa relation. 
Il comblera sa solitude en passant de vidéos en vidéos.
Le tag "sleeping".
 
Georges, friand de femmes avides de gros calibre, n'hésitera pas une seule seconde à regarder cette video nommée "Sleeping mummy loves big dick". 
Le culte de la MILF, le braquemard, Georges et déjà tout émoustillé. Le rouleau de Sopalin trône fièrement que son bureau, il commence à visionner..
 
 
La vidéo montre une femme d'âge mur, allongée, endormie. Un jeune homme entre dans la pièce, et après quelques préliminaires (pour faire avaler la pilule au spectateur naïf) commence à la pénétrer. La femme se réveille, se révolte mais finalement pas tellement, emportée dans son désir, se laisser faire et jouit.
 
Ce que Georges ne sait pas, c'est que le tag "sleeping" devrait être remplacé par le tag "rape". 
Abuser d'une femme dans son sommeil est un viol, il n'y a pas d'autres mots.
 
 
 
J'aime le porno. Le porno sans viols, sans tags sexistes, sans violence présentée comme la norme.
Quatre