Il paraît que quand on veut, on peut.
Il paraît aussi qu'il suffit juste de volonté et de courage.
C'est la théorie de base, claire et implacable.

Il paraît surtout qu'avec de la théorie, même vraie, on refait le monde.


En effet, en théorie nous sommes libres d'agir, à moins d'être ligotés et bâillonnés dans un endroit clos contre notre gré (humour noir, mes excuses).

Il paraît surtout qu'on peux être ligotés et bâillonnés dans notre propre existence, emprisonnés dans le foutoir de nos pensées.

Qu'on veut agir, mais englués dans notre esprit, on arrive à peine à bouger.

Que le TGV de notre existence roule beaucoup trop vite, nous laissant pas le temps. Le temps de prendre le temps d'agir.

Notre personnalité, notre éducation, notre passé, nos peurs, nos doutes. Autant de choses qui peuvent nous figer à un moment donné.

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Une mauvaise expérience écoutée ou observée qu'on a peur de reproduire à notre tour.

Le poids de la culpabilité de ce que l'on laisserait derrière nous.

La peur de décevoir les gens qu'on aime.

L'apprehension de tout recommencer à zéro.

La peur de ne pas arriver au bout du chemin, de chuter en route, encore et encore jusqu'à se perdre complètement.

L'emprise d'une personne plus forte mentalement, qui nous réduit a une marionnette.

L'emprise de toute une communauté de personnes.


Autant de choses qui peuvent nous empêchent de vouloir changer les choses malgré la volonté.


Sans oublier :

Le manque d'argent.
L'isolement.
La solitude.
La précarité.
Le confort déjà acquis.
Une peur phobique de je-ne-sais-où qui nous gâche l'existence.

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Il y'a en réalité une infinité de raisons qui parasitent notre volonté de changer une situation. Aucune qui nous empêche de tenter de comprendre celle des autres.


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